La Mort peut avoir un drôle aspect...
Avant de mourir, j'avais prié. Prié pour mon Dieu me sauve, pour qu'il me laisse vivre, j'avais tellement peur! Jamais je n'avais connu cette peur, cette peur de mourir, cette horrible sensation d'être au point non retour. Quelques jours auparavant, je me disais encore: "Qu'est ce que la mort, face à mon amour pour Dieu?", j'étais stupide. Mais avant l'arène, j'éprouvai cet peur, qui me clouait sur place, je ne pouvait plus bouger un seul de mes membres. Je ne voulait pas mourir. Je n'étais pas comme les autres chrétiens, qui acceptait la torture sans cillé, ceux qui, alors qu'ils étaient dévorés par les lions, criaient que jamais ils n'abandonneraient Dieu, mais par pure question de fierté, je refusais de me convertir. Je n'aimais pas que l'on me donne des ordres, alors je restais prisonnière de cette satanée peur... D'abord, "ils" avaient tenté les lions, mais ils étaient rassasiés, et, moi, j'avais la peau sur les os, je n'étais guère très appétissante pour eux... Alors, "ils" m'ont mis sur quelque chose de brûlant, qui m'arracha des cri de douleur. Puis, après avoir hurlé que je les haïssais tous, sans savoir qui était "tous", je fermais les yeux, laissant les ténèbres me prendre ses bras. "Je ne veux pas mourir", "Laissez-moi vivre", "Dieu, je te hais!!!!" telles étaient mes pensées. Pendant que je sombrai, je réalisai que le Dieu que j'idolâtrai, comme tous les autres dieux, n'étaient qu'un mythe. L'Homme est tellement faible qu'il était obligé de croire en quelque chose, ou quelqu'un, sinon, il était perdu. Pourquoi était-ce seulement maintenant que je comprenais? Pourquoi? La réponse n'est pas très compliquée. Parce que la vie est cruelle et sans pitié... Je trouvai assez ridicule de mourir ainsi, mais si tel était mon destin, je l'acceptai. Ma dernière pensée, avant de m'enfoncer complètement dans les ténèbres, fut pour ces chrétiens qui mourraient pour un dieu qui n'existait pas... la vie est si ironique!
Lorsque j'ouvris les yeux, curieuse de savoir ce qu'il y avait la mort, je trouvais parmi une foule de gens, tous portait d'étranges vêtements, mais tous avaient le même air agard. Tout autour de moi, il n'y avait rien, pas de murs, pas de de portes ni de fenêtres, il me semblais que je marchais dans le vide, comme ces centaines de gens... Étrangement, ils se dirigeaient tous vers un grand fauteuil couleur encre de chine dans lequel siégeait un homme drapé de noir. Que devais-je faire? Les suivre? Mais iiils ne semblaient au plus grand de leur forme... Ou bien partir dans la direction opposé vers un endroit inconnu? Peut-être tout cela n'était qu'un et que j'allais bientôt me réveillée, après tout... Je choisis, pour une raison que j'ignorais, la deuxième option, mais je fus emportée par la foule. Celle-ci ce transforma en une longue file et en quelques instant, je me trouvai devant cet homme dont la présence m'incommodait. Malgré la capuche qui cachait la totalité de son visage, je senti son regard sur moi.
- Ton nom. me demanda-t-il d'une voix impériale.
- ...
- Réponds!
J'aurai bien voulu répondre... Mais quel était mon nom???? Effrayée, je tentai de reculer, je voulais m'enfuir, je voulais disparaitre de la vue de cet homme, mais j'étais glacée et je ne pouvais faire le moindre geste.
-Euuuh...fis-je lamentablement.
- Aurais-tu perdu ta langue? ricana-t-il. Dis-moi, ton nom, je n'ai pas que ça à faire! Il faut que j'aille m'occuper de ma fille!
- Euuuh...répètai-je en marmonnant. J'ai oublié...
- Pardon? Je n'ai pas entendu.
Je serrai les poings, tentant de retenir cette vague de colère qui submergeait tout mon être, mais en vain, je hurlai:
- T'es sourd ou quoi? Je t'ai dis que j'ai oublié mon nom! Et puis qui es-tu? Es-tu la Mort? Je pensai que la Mort était uune fille, mais tu as une voix d'homme! Et pourquoi tu me demande comment je m'appelle? Et...
- Oh! mais il fallait me le dire plus tôt que tu vais oublié ton nom! me coupa-t-il en se levant de son siège. Ha lalala...
Il fit un grand geste de son bras et tous les êtres derrière moi disparurent.
-Viens! Suis-moi!
Je ne voulais pas, mais mes jambes lui obéirent et nous machâmes durant plusieurs minutes, ppendant que j'angoissais, me demandant ce qui allait m'arriver, lui, semblait s'amuser comme un fou et chantonnait. Il s'arrêta devant une porte et s'exclama joyeusement:
- Nous sommes arrivés!
- Hein?
Je tournais autour de cette porte qui n'avais rien afaire en ce lieu et m'étonnai:
-Pourquoi y a-t-il une porte ici?
- Ouvre!
Je soupirai, qu'allait-il encore se passer avant que je trouve le repos éternel? Je saisi la poignée et tirai... Mes yeux virent apparaître des murs de pierresune grand lustres de bronze qui flottait dans les airs et des milliers de petite boules lumineuses qui me donnait l'inpression de dans er dans cette pièce. Je me tournai pour demander des explications mais je rencontrais les briques grises et humide.
- Hey! Où es-tu? m'écriai-je en tournant sur moi-même.
- Attrape l'une de ces âmes et après je t'expliquerai. résonna la voix de l'inconnu.
Je levai le bras et saisi sans réfléchir, une petite boule bleue.
- Et maintenant?
- Suis-moi.
Il sa matérialisa devant moi, et avec nonchalance, ouvrit le portail qui l'avait accompagné. J'obéi et nous arrivâmes dans un simple bureaux, composé d'un table de bois et d'un chaise en osier.
-On dirait laura n'est pas venue aujourd'hui... soupira-t-il d'un air ennuyé, il s'installa tranquillement, sorti une feuille de papier de son tiroir, avec une plume et un encrier. D'où viens-tu?
- Je ne sais pas répondis je sincèrement en rougissant.
-Parfait!
- Co...comment ça "Parfait"? m'énervai-je. Que je ne me souvienne plus qui je suis est tout à fait normal? Tu te moques de moi????
- Non! s'excusa l'homme en agitant les bras. C'est juste que cela signifie que tu es vraiment faites pour devenir un Facteur de la Mort!
- Hein?
J'affichai un visage à la fois étonné et extrêmement sceptique. A grands pas je m'approchai de lui et explosai:
- Laisse moi tranquille!! Laisse moi trouver le repos éternel! J'en peux plus de ton charabia!
- Pourquoi? Ne voulais-tu point ne pas mourir? m'interrogea-t-il d'un air innocent.
- Toi...
- De toute façon c'est trop tard. Choisi ton prénom et je t'expliquerai.
- Un prénom?
- Tu ne sais pas quoi choisir? Bon tu vas t'appeler Juliette, le nom de ma défunte femme. décida-t-il.
- Juliette?
-Parfaitement. Tu recevras les informations sur ce tu devra faire dans le monde des vivants. A présent, au revoir.
- At...Attend! m'écriai-je en apercevant se dessiner sur le sol une trappe qui, je le sentai, ne tarderai pas à s'ouvrir. Qui es-tu?
- Je suis le Dieu de la Mort. murmura-t-il tandis que la trappe s'ouvrait sous mes pieds.
Le sourire de cet étrange personnage fut la dernière image de cet étrange lieu qui resta gravée dans ma mémoire alors que je tombais.